Originaire du Maroc, Mohamed El Idrissi est le jeune dirigeant de la Société Transpers. Mohamed surfe sur la vague des services à la personne. Dirigeant posé, réfléchi dont le charisme est une leçon d’entrepreneuriat pour de nombreux jeunes créateurs d’entreprise en herbe.
1er demi-finaliste Créador
Twideco : Pouvez-vous revenir sur votre parcours en quelques phrases ?
Mohamed EL IDRISSI : J’ai 32 ans. J’ai effectué mes études dans le domaine de l’économie et ai obtenu un DEA Economie et Finance à l’université d’Orléans ainsi qu’un DESS Epargne et Placements Financier à l’université d’Angers. Avant de créer ma société TRANSPERS, j’ai occupé le poste de conseiller clientèle à la Banque Populaire pendant un an et demi puis conseiller en patrimoine financier chez BNP Paribas pendant trois ans.
Twideco : Qu’est-ce qui vous plaît dans votre métier ?
Mohamed EL IDRISSI : Ayant été salarié pendant quasiment cinq ans, j’avoue que j’apprécie vraiment aujourd’hui de travailler pour moi. J’ai le sens des responsabilités et je peux l’appliquer pleinement à mon propre emploi. De plus, la diversité des fonctions qu’implique le fait d’être chef d’entreprise me convient particulièrement. Enfin, je me découvre un goût pour le management d’équipe.
i[Twideco : Quelles sont vos origines sociales ?]b]i
Mohamed EL IDRISSI : Mon père est ouvrier et ma mère exerce l’emploi à temps plein de mère au foyer.
Twideco : Au cours de votre vie professionnelle ainsi qu’au moment de la création de votre société, votre couleur de peau vous a-t-elle été préjudiciable ?
Mohamed EL IDRISSI : Même si malheureusement le phénomène de la discrimination existe, je n’ai personnellement jamais eu à m’en plaindre. J’ai travaillé dans une grande banque française et ce, auprès d’une clientèle haut de gamme, sans que mes origines ne me posent de problèmes. J’ai toujours fait en sorte d’être disponible et digne de confiance.
Twideco : Vous a-t-on déjà déconseillé de poursuivre votre voie à cause de vos origines ?
Mohamed EL IDRISSI : Non, jamais.
Twideco : Pensez-vous avoir dû vous battre deux fois plus que tout un chacun pour arriver où vous en êtes aujourd’hui ?
Mohamed EL IDRISSI : Je ne sais pas si je me suis battu deux fois plus mais il est sûr que, compte tenu de mes origines sociales, je n’étais pas forcément destiné à faire les études que j’ai faites ni à avoir le parcours professionnel qui est le mien aujourd’hui. Même si je n’ai aucun mérite, je voudrais juste être, modestement, la preuve que l’on peut échapper à la reproduction sociale et que l’ascenseur social, même s’il ne fonctionne pas aussi bien qu’il le devrait, n’est pas complètement en panne.
Twideco : Etait-ce une motivation supplémentaire ?
Mohamed EL IDRISSI : Je suis fils d’ouvrier et ne renie en rien cette origine sociale car mes parents m’ont inculqué des valeurs fortes telles que le respect, l’honnêteté et la persévérance. Néanmoins, ce qui, incontestablement représente une motivation, c’est la volonté d’échapper aux statistiques et à la réalité de la reproduction sociale. Même si nous, minorités, nous partons avec des chances différentes ou inégales, je pense que l’on est en partie maître d’une grande part de son destin. Quand on veut, on peut….même s’il existe des obstacles !
Twideco : Pensez-vous que les personnes de couleurs seraient moins prises au sérieux que les autres dans le monde des affaires ?
Mohamed EL IDRISSI : Je pense que le domaine des affaires est, comme celui du sport, plus tolérant que les autres. Il s’attache plus à la manière de créer de la richesse, d’instaurer des relations gagnant-gagnant qu’aux origines sociales et/ou ethniques.
Twideco : Que ressent-on face à la discrimination ?
Mohamed EL IDRISSI : J’imagine que l’on doit ressentir de l’incompréhension, de la révolte et un grand sentiment d’injustice. Le meilleur moyen de répondre à une discrimination serait peut-être de continuer à être fier de sa diversité car c’est une véritable richesse. Il faut garder la tête haute et avoir confiance en soi. Même si le phénomène de la discrimination est réel, je suis persuadé qu’il y a plus de personnes ouvertes d’esprit et tolérantes que de personnes pleines de préjugés.
Twideco : L’Etat devrait-il intervenir ?
Mohamed EL IDRISSI : L’Etat doit garantir l’égalité des droits et de ce fait, il doit naturellement sanctionner la discrimination qui constitue un délit.
Twideco : Comment voyez-vous l’avenir concernant l’entrepreneuriat des minorités ?
Mohamed EL IDRISSI : Les minorités sont très entreprenantes et le phénomène devrait s’accentuer. Je pense qu’il y a deux explications à cela. La première serait d’ordre culturel, le commerce occupant une place importante et valorisée dans les cultures d’origines maghrébine par exemple. La deuxième serait d’ordre sociologique. En effet, la difficulté de trouver un emploi malgré des diplômes incite à la création. L’absence de diplôme inciterait également à la création d’entreprise pour éviter les emplois manuels jugés trop pénibles. En tout cas, je le répète : Quand on veut, on peut….même s’il existe des obstacles ! Alors n’hésitez plus.
www.transpers.fr
Mylène JOUVE
TRANSPERS : TRANSPORT DE PERSONNES
TRANSPERS est une société de transport de personnes qui offre un service personnalisé 24H/24 et 7j/7 à un tarif attractif et connu à l'avance. Elle garantie la mise à disposition de véhicules avec chauffeurs pour un transport personnalisé 24H/24 et 7j/7. Elle assure les navettes vers les aéroports, gares, hôtels ou tout autre lieu défini à l'avance, l'accompagnement des dirigeants et collaborateurs d'entreprises vers leurs différents points de rendez vous, en optimisant leur trajets grâce au GPS, l’organisation de séminaires, congrès ou autres opérations évènementielles ainsi que le transport de personnes à mobilité réduite avec un véritable accompagnement. Les perspectives de Transpers pour 2010 se concentrent sur quatre axes stratégiques. L’objectif est de continuer la pénétration du marché des navettes aéroports, de développer les services aux entreprises et aux collectivités, de communiquer sur le transport aux personnes à mobilité réduite et enfin, d’accroitre sa flotte de véhicules et embaucher un chauffeur.
Quelques chiffres clés :
9000€ de capital social
3 associés / 3 véhicules
Quelques dates clés :
Mai 2009 : immatriculation / Juil. 2009 : début de l’activité
Mohamed EL IDRISSI : J’ai 32 ans. J’ai effectué mes études dans le domaine de l’économie et ai obtenu un DEA Economie et Finance à l’université d’Orléans ainsi qu’un DESS Epargne et Placements Financier à l’université d’Angers. Avant de créer ma société TRANSPERS, j’ai occupé le poste de conseiller clientèle à la Banque Populaire pendant un an et demi puis conseiller en patrimoine financier chez BNP Paribas pendant trois ans.
Twideco : Qu’est-ce qui vous plaît dans votre métier ?
Mohamed EL IDRISSI : Ayant été salarié pendant quasiment cinq ans, j’avoue que j’apprécie vraiment aujourd’hui de travailler pour moi. J’ai le sens des responsabilités et je peux l’appliquer pleinement à mon propre emploi. De plus, la diversité des fonctions qu’implique le fait d’être chef d’entreprise me convient particulièrement. Enfin, je me découvre un goût pour le management d’équipe.
i[Twideco : Quelles sont vos origines sociales ?]b]i
Mohamed EL IDRISSI : Mon père est ouvrier et ma mère exerce l’emploi à temps plein de mère au foyer.
Twideco : Au cours de votre vie professionnelle ainsi qu’au moment de la création de votre société, votre couleur de peau vous a-t-elle été préjudiciable ?
Mohamed EL IDRISSI : Même si malheureusement le phénomène de la discrimination existe, je n’ai personnellement jamais eu à m’en plaindre. J’ai travaillé dans une grande banque française et ce, auprès d’une clientèle haut de gamme, sans que mes origines ne me posent de problèmes. J’ai toujours fait en sorte d’être disponible et digne de confiance.
Twideco : Vous a-t-on déjà déconseillé de poursuivre votre voie à cause de vos origines ?
Mohamed EL IDRISSI : Non, jamais.
Twideco : Pensez-vous avoir dû vous battre deux fois plus que tout un chacun pour arriver où vous en êtes aujourd’hui ?
Mohamed EL IDRISSI : Je ne sais pas si je me suis battu deux fois plus mais il est sûr que, compte tenu de mes origines sociales, je n’étais pas forcément destiné à faire les études que j’ai faites ni à avoir le parcours professionnel qui est le mien aujourd’hui. Même si je n’ai aucun mérite, je voudrais juste être, modestement, la preuve que l’on peut échapper à la reproduction sociale et que l’ascenseur social, même s’il ne fonctionne pas aussi bien qu’il le devrait, n’est pas complètement en panne.
Twideco : Etait-ce une motivation supplémentaire ?
Mohamed EL IDRISSI : Je suis fils d’ouvrier et ne renie en rien cette origine sociale car mes parents m’ont inculqué des valeurs fortes telles que le respect, l’honnêteté et la persévérance. Néanmoins, ce qui, incontestablement représente une motivation, c’est la volonté d’échapper aux statistiques et à la réalité de la reproduction sociale. Même si nous, minorités, nous partons avec des chances différentes ou inégales, je pense que l’on est en partie maître d’une grande part de son destin. Quand on veut, on peut….même s’il existe des obstacles !
Twideco : Pensez-vous que les personnes de couleurs seraient moins prises au sérieux que les autres dans le monde des affaires ?
Mohamed EL IDRISSI : Je pense que le domaine des affaires est, comme celui du sport, plus tolérant que les autres. Il s’attache plus à la manière de créer de la richesse, d’instaurer des relations gagnant-gagnant qu’aux origines sociales et/ou ethniques.
Twideco : Que ressent-on face à la discrimination ?
Mohamed EL IDRISSI : J’imagine que l’on doit ressentir de l’incompréhension, de la révolte et un grand sentiment d’injustice. Le meilleur moyen de répondre à une discrimination serait peut-être de continuer à être fier de sa diversité car c’est une véritable richesse. Il faut garder la tête haute et avoir confiance en soi. Même si le phénomène de la discrimination est réel, je suis persuadé qu’il y a plus de personnes ouvertes d’esprit et tolérantes que de personnes pleines de préjugés.
Twideco : L’Etat devrait-il intervenir ?
Mohamed EL IDRISSI : L’Etat doit garantir l’égalité des droits et de ce fait, il doit naturellement sanctionner la discrimination qui constitue un délit.
Twideco : Comment voyez-vous l’avenir concernant l’entrepreneuriat des minorités ?
Mohamed EL IDRISSI : Les minorités sont très entreprenantes et le phénomène devrait s’accentuer. Je pense qu’il y a deux explications à cela. La première serait d’ordre culturel, le commerce occupant une place importante et valorisée dans les cultures d’origines maghrébine par exemple. La deuxième serait d’ordre sociologique. En effet, la difficulté de trouver un emploi malgré des diplômes incite à la création. L’absence de diplôme inciterait également à la création d’entreprise pour éviter les emplois manuels jugés trop pénibles. En tout cas, je le répète : Quand on veut, on peut….même s’il existe des obstacles ! Alors n’hésitez plus.
www.transpers.fr
Mylène JOUVE
TRANSPERS : TRANSPORT DE PERSONNES
TRANSPERS est une société de transport de personnes qui offre un service personnalisé 24H/24 et 7j/7 à un tarif attractif et connu à l'avance. Elle garantie la mise à disposition de véhicules avec chauffeurs pour un transport personnalisé 24H/24 et 7j/7. Elle assure les navettes vers les aéroports, gares, hôtels ou tout autre lieu défini à l'avance, l'accompagnement des dirigeants et collaborateurs d'entreprises vers leurs différents points de rendez vous, en optimisant leur trajets grâce au GPS, l’organisation de séminaires, congrès ou autres opérations évènementielles ainsi que le transport de personnes à mobilité réduite avec un véritable accompagnement. Les perspectives de Transpers pour 2010 se concentrent sur quatre axes stratégiques. L’objectif est de continuer la pénétration du marché des navettes aéroports, de développer les services aux entreprises et aux collectivités, de communiquer sur le transport aux personnes à mobilité réduite et enfin, d’accroitre sa flotte de véhicules et embaucher un chauffeur.
Quelques chiffres clés :
9000€ de capital social
3 associés / 3 véhicules
Quelques dates clés :
Mai 2009 : immatriculation / Juil. 2009 : début de l’activité
Rédigé par Lucie BRASSEUR le Lundi 8 Février 2010 à 07:00
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