Le Blog de la Rédac
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Lettre Ouverte à Monsieur François Bonneau, président du Conseil Régional du Centre
Monsieur le Président de Région,

Votre expérience en matière d’éducation et l’énergie que vous avez déployée depuis votre élection en 2007 par vos pairs suite à la démission de M. Sapin, pour soutenir la formation professionnelle, la formation continue pour les salariés des entreprises régionales en même temps que renforcer l’accessibilité aux savoirs pour tous et réduire la fracture numérique pour les générations à venir dans les lycées, ce notamment pour les populations les plus défavorisées, atteste de votre réelle implication pour le territoire et de votre foi en nos valeurs républicaines « liberté, égalité, fraternité ». Permettre à tous d’accéder à une formation initiale, puis continue, de qualité sera le gage de la compétitivité des entreprises de notre territoire. Pas d’économie sans homme et, pour reprendre une autre devise, celle du CJD, le Centre des Jeunes Dirigeants, vos engagements en matière d’éducation initiale et continue garantiront certainement que l’économie sera, aujourd’hui et demain, au service de l’homme. Comme vous l’avez rappelé lors de votre discours, au moment de l’annonce des résultats des élections le 21 mars 2010, vos engagements seront, entre autres, de garantir la place et le développement des compétences des salariés.

Cependant, en refusant de répondre à nos questions – Twideco TV et désormais News s’est imposé en deux ans comme l’un des médias économiques majeur du territoire - au lendemain de votre réélection, motivant d’autres choix médiatiques – nous comprenons que votre emploi du temps cette période soit surchargé - , les dirigeants d’entreprise, dont nous essayons de porter la voix, se posent de réelles questions quant aux actions que vous mettrez en place afin de garantir la compétitivité économique du territoire régional : actions favorisant le recrutement, allègement de certaines charges qui pèsent lourd sur l’investissement et le développement économique, accompagnement à la création et à la reprise d’entreprise qui, à l’aube de ce nouveau mandat, s’impose comme l’un des enjeux majeurs, mise en relation des entreprises entre elles afin de favoriser les échanges commerciaux entre entreprises d’une même région, permettant, à la fois de maintenir et d’accroître la création de valeur, ici, en contribuant dans le même temps à l’un de vos autres axes majeurs d’action, le développement durable, en réduisant les échanges lointains on réduit de fait son bilan carbone. Beaucoup d’actions sont menées par le Conseil Régional du Centre depuis des années, accompagnement des pôles de compétitivité, soutien vers la labellisation de clusters en pôle de compétitivité, actions collectives avec la DRIRE (la DIRECCTE aujourd’hui), le CNRI de Bourges, soutient de l’activité économique et incitation à l’innovation, avec, entre autres, les collectivités territoriales départementales (Chambres Consulaires, Conseils Généraux, Municipalités), soutien direct aux entreprises en création et celles en phase de développement par le biais de vos projets CAP... Mais, Monsieur le Président, pour échanger quotidiennement avec les chefs d’entreprise de toute la région Centre, ces actions manquent cruellement de lisibilité. L’économie est l’une des principales compétences régionales, et malgré tous les efforts de Marie-Madeleine Mialot, vice-présidente à l’économie et Jean-Louis Garcia – directeur général délégué à l’innovation, au développement économique et à la recherche au sein du Conseil Régional du Centre - nous, chefs d’entreprise, attendons plus de lisibilité sur les mesures que vous souhaitez mettre en œuvre au cours des années à venir ou, du moins, plus de lisibilité autour des mesures que vous avez déjà mises en place.

La région Centre, contrairement à d’autres territoires manque d’identité propre, trop proche de l’Ile de France et regroupant des territoires dont l’identité est fortement marquée tels que le Berry ou le Val de Loire. La région Centre ne pourrait-elle pas s’inventer une identité propre par le renforcement des coopérations économiques entre les départements, entre leurs entreprises et leurs salariés ? Faire en sorte que la Touraine ne se sente plus davantage proche des Pays de Loire, en accentuant les relations entre entreprises et donc collaborateurs entre le Chartrain, le Blésois ou encore le Castelroussin ? A l’heure de la RGPP, créer un sentiment d’appartenance forte à un territoire est une donnée qui ne peut être mise de côté, Monsieur le Président, qu’allez vous faire pour que plus de solidarité s’installe entre les départements, leurs entreprises et leurs collaborateurs ?

Une idée : si vous organisez un grand forum régional économique, qui serait une première en France, mettant en lumière, sur quelques jours, les savoir-faire nombreux, variés et trop peu mis en valeur de notre territoire : artisanat, industrie, services, tourisme, agriculture... Pourquoi ne pas inventer une manifestation régionale du type de celles qui existent pour la culture, montrant la richesse de ceux et de celles qui font l’économie ? Est-ce au secteur privé – une agence événementielle par exemple - de prendre ce type d’initiative ? Sans entreprise, pas d’emploi. Le taux de chômage est plus faible que la moyenne nationale, profitez-en pour renforcer la place des entreprises qui exercent sur le territoire et, du même coup, en donnant envie aux entreprises implantées dans d’autres régions de s’implanter sur notre territoire.

Reprenez l’Edition 2010 du Livre blanc des Entreprises de la Région Centre, co-édité par le Medef Centre, l’UIMM de la région Centre, la FFB région Centre, la CGPME Centre, la Fédération des Bancaire Française, comité des Banques du Centre, la Fédération Centre des Travaux Publics, l’Union des Industries Chimiques du Centre, PRISME, l’UNICEM Centre, la Fédération des Entreprises de transport et logistique TLF et le Groupement National des Chaînes Hôtelières GNC : de nombreuses propositions sont faites par les entrepreneurs du Centre : tous unis pour agir. Un Forum Régional de l’Economie, sur le modèle du Forum Social de Porto Alegre ou de l’Université d’été du Medef (deux exemples dont l’objectif et les participants sembleraient s’opposer, mais, qui ont le même objectif, rendre l’entreprise et l’économie plus humaine : au niveau d’une région comme la notre, c’est possible) permettrait à la fois de créer du lien entre les territoires fortement marqués en termes d’identité (Berry, Val de Loire, Eure-et-Loir) et qui s’observent à peine comme de lointains cousins, de renforcer les relations sociales entre les salariés et les employeurs, valoriser les actions de formations initiales et continue, donner la parole aux dirigeants qui chaque jour se lèvent pour faire vivre des familles en prenant des risques sur leur santé en même temps que des risques pénaux, et enfin et surtout, de rendre plus lisibles les actions que vous menez et celles à venir

Il va s’en dire que vous pouvez user, ou non, de votre droit de réponse qui serait alors publiée dans ces colonnes.

Lucie BRASSEUR – dirigeante fondatrice de TWIDECO

Portrait du Président de la Région Centre : François Bonneau

François Bonneau est une personnalité politique française, né le 12 octobre 1953 à Amilly (Loiret), membre du PS, il préside la Conseil Régional du Centre.

Titulaire d'un DEA de lettres modernes obtenu à l’Université d’Orléans, il débute sa carrière professionnelle comme conseiller d'orientation.
Il a successivement été vice-président de la communauté d’agglomération montargoise (1989-1995) et conseiller municipal de Montargis (depuis 2001). Conseiller régional depuis 1998, il a présidé le groupe socialiste au Conseil régional du Centre de 2000 à 2007 puis a été Vice-président en charge de l'éducation de 2004 à 2007. Le 7 septembre 2007, il est élu président du conseil régional suite à la démission de Michel Sapin et réélu le 21 mars 2010 lors des élections régionales.

Études et vie professionnelle
Il quitte le Loiret pour la faculté de Nice où il poursuit des études de Lettres. De retour à Orléans, il décroche un DEA de Lettres. Après avoir été brièvement professeur vacataire, il devient conseiller d’orientation, puis chef d’établissement. Il a enseigné pendant 9 ans en zone d'éducation prioritaire.

Carrière politique
En 1977, François Bonneau adhère au parti socialiste, où il devient un proche de Jean-Pierre Sueur, actuel sénateur PS du Loiret. Il siège dès 1983 au conseil municipal de Montargis dans les rangs de l’opposition. Six ans plus tard, il devient adjoint et vice-président de la communauté d'agglomération montargoise lorsque le parti communiste et ses alliés s’emparent de la mairie. Il est élu une première fois conseiller régional de la Région Centre en 1998. En 2004, il conduit la liste PS dans le département du Loiret. Michel Sapin étant réélu, il devient vice-président en charge des lycées et de l’action éducative. En 2007, suite à la démission de Michel Sapin qui a été élu député, François Bonneau est désigné président de la Région par ses pairs. Il est, en 2010, réélu président de la région Centre avec 50,01% des suffrages exprimés devant Hervé Novelli 36,46% et Philippe Loiseau 13,54%.

Région Centre

Parti politique Parti Socialiste

Élu le 7 septembre 2007

Prédécesseur Michel Sapin

Mandat 2007 - 2010

Naissance 12 octobre 1953 Amilly (Loiret)


Synthèse des fonctions et mandats

Carrière municipale
________________________________________
• 1983-1989 : conseiller municipal de Montargis
• 1989-2001 : Maire adjoint de Montargis
• 1989-1995 : Vice-président de la communauté d’agglomération montargoise
• 2001-2008 : conseiller municipal de Montargis

Carrière régionale
________________________________________
• 1998-2004 : conseiller régional du Centre
• 2000-2004 : Président du groupe socialiste et radical du Conseil régional du Centre
• 2004-2007 : Vice-président du Conseil régional du Centre, en charge de l’éducation et des lycées
• 2004-2007 : Président du groupe socialiste et radical du Conseil régional du Centre
• depuis 2007 : Président du conseil régional du Centre

Source Wikipédia, l'encyclopédie libre

LE CONSEIL REGIONAL DU CENTRE :
Président : François BONNEAU
1ère vice-présidence : « Finances, personnel et moyens généraux» Jean GERMAIN
2ème vice présidence : «Economie et emploi, agriculture, artisanat et économie solidaire» Marie Madeleine MIALOT
3ème vice-présidence : «Agenda 21, énergie, climat, environnement (eau, air, déchets)» Gilles DEGUET
4ème vice-présidence : « Apprentissage, insertion, formation professionnelle et formation tout au long de la vie» Isabelle GAUDRON
5ème vice-présidence : «Transports, infrastructures, circulations douces et intermodalité» Jean Michel BODIN
6ème vice-présidence : «Projets de développement rural» Michelle RIVET
7ème vice-présidence : «Aménagement du territoire SRADDT» Dominique ROULLET
8ème vice-présidence : «Biodiversité, éducation à l’environnement, Loire, tourisme et patrimoines» Pascale ROSSLER
9ème vice-présidence : «Universités, enseignement supérieur, recherche, innovation et transfert de technologie» Patrick RIEHL
l0ème vice-présidence : «Education et lycées» ChantaI REBOUT
11ème vice-présidence : «Formations sanitaires et sociales, santé» Philippe FOURNIE
12ème vice-présidence : «Culture et créativité numérique» Carole CANETTE
13ème vice-présidence : «Jeunesse et sport, fonds européens» François DUMON
14ème vice-présidence : «Coopération interrégionale, Europe et politiques européennes» Karine GLOANEC MAURIN
l5ème vice-présidence : «Logement, habitat, technologies de l’information et de la communication et démocratie participative » Yann BOURSEGUIN

POSTES D’AUTRES MEMBRES :
16. Mélanie FORTIER
17. Jean DELAVERGNE
18. Corinne LEVELEUX-TEIXEIRA
19. Jean—Marie BEFFARA
20. Gisèle QUERITE
21. Charles FOURNIER
22. Annick GOMBERT
23. Jean-Vincent VALLIES
24. Hervé NOVELLI
25. Angélique DELAHAYE
26. Charles-Eric LEMAIGNEN
27. Catherine SOULLIE
28. Daniel GUERET
29. Laure de LA RAUDIERE
30. Serge LEPELTIER
31. Paulette PICARD
32. Nicolas PERRUCHOT
33. Philippe LOISEAU
34. Viviane VALETTE
35. Michel CHASSIER


Crédit Photo : ALAIN JOCARD / AFP

P.9 - LES COMPETENCES REGIONIALES, mode d’emploi :

Devenues des collectivités territoriales pleines et entières en 1982, les régions ont vu le champ de leurs compétences s’étendre et se diversifier au fil des lois de décentralisation. Leurs principaux domaines d’intervention sont aujourd’hui le développement économique, la formation professionnelle et les lycées, l’aménagement du territoire et les transports.

Les interventions des régions s’effectuent aujourd’hui au titre de trois types de compétences : la clause générale de compétence, les compétences d’attribution et les compétences partagées.

La clause de compétence générale :

La loi du 2 mars 1982 a doté la région d’une clause générale de compétence : "le Conseil régional règle, par ses délibérations, les affaires de la région". Sur ce fondement juridique, les régions disposent d’un pouvoir d’initiative, à condition que leurs interventions correspondent à l’intérêt de leur territoire.
La reconnaissance à la région d’une compétence générale fait aujourd’hui à nouveau débat, comme lorsqu’elle lui a été attribuée en 1982. Dans les faits, elle permet aux régions d’intervenir souvent en appui ou en complément des actions qu’elles mènent au titre de leurs compétences d’attribution, et d’apporter un soutien aux départements ou communes infra-régionaux.

Les compétences d’attribution :

Le développement économique :

Selon la loi du 2 mars 1982, le développement économique est le domaine d’intervention principal des régions. La loi du 13 août 2004 sur les libertés et les responsabilités locales a confirmé le rôle des régions en les chargeant de coordonner les actions de développement économique menées sur le territoire régional.
L’action économique des régions comprend, d’une part, la définition du régime des aides aux entreprises (prestations de services, subventions, bonifications d’intérêts, prêts, etc.) et de leur octroi. Les autres collectivités et groupements peuvent participer au financement de ces aides, sur la base d’une convention avec la région. En outre, avec son accord, elles peuvent mettre en œuvre leur propre projet ou régime d’aides.
Les régions élaborent d’autre part, en concertation avec les collectivités infra-régionales et leurs groupements, un schéma régional de développement économique (SRDE). Ce document a pour objet de définir les orientations stratégiques en matière économique au sein de l’espace régional.

L’aménagement du territoire et les transports :

Bien que l’ensemble des collectivités territoriales concourent avec l’Etat à l’aménagement du territoire, seules les régions sont consultées (de façon obligatoire) lors de la définition de la politique nationale. Les régions disposent en outre de compétences propres en ce domaine :
Elles élaborent un schéma régional d’aménagement et de développement du territoire (SRADT), qui fixe les orientations à moyen terme en matière de développement durable. Ce document définit notamment les objectifs de localisation des grands équipements et veille à la cohérence des projets d’équipement avec les politiques de l’État et des autres collectivités.
Les régions signent avec l’Etat les "contrats de projet Etat-région" recensant les actions qu’ils envisagent de mener ensemble. Se substituant aux contrats de plan Etat-région, leur calendrier est aligné sur celui de la politique régionale européenne (fonds structurels).
Elles élaborent enfin un schéma régional des infrastructures et des transports. Les régions organisent des services de transport routier non urbain des personnes et constituent l’autorité organisatrice des transports ferroviaires de la région (trains express régionaux, dits TER), à l’exception de l’Île-de-France.

La formation professionnelle et les lycées :

Les régions assurent un rôle de premier plan en matière de formation professionnelle : depuis la loi du 13 août 2004, la région « définit et met en œuvre la politique régionale d’apprentissage et de formation professionnelle des jeunes et des adultes à la recherche d’un emploi ou d’une nouvelle orientation professionnelle ». Elle n’est donc plus chargée uniquement de sa mise en œuvre. La région élabore un plan régional de développement des formations professionnelles définissant les actions de formation professionnelle des jeunes et des adultes et favorisant un développement cohérent des filières de formation.
Chaque année, les régions arrêtent également un programme d’apprentissage et de formation professionnelle continue (PRDF) qui poursuit deux objectifs : faciliter la construction de parcours individualisés d’accès à la qualification et élever le niveau de compétences professionnelles tout au long de la vie.
Aux régions reviennent enfin la construction, l’équipement et le fonctionnement des lycées. Depuis la loi du 13 janvier août 2004, les régions sont également responsables du recrutement et de la gestion (les rémunérations notamment) des personnels non enseignants de ces établissements (personnels techniciens, ouvriers et de service, dits TOS).

Les compétences partagées :

Les lois de décentralisation ont attribué des compétences parallèles aux trois niveaux de collectivité, notamment en matière d’aménagement du territoire, d’aides économiques, de protection de l’environnement et de cadre de vie.
La loi du 13 août 2004 a depuis autorisé les délégations de compétences. Les régions - comme les autres collectivités - peuvent ainsi exercer une compétence par délégation de l’Etat ou du département, ou bien déléguer leurs propres compétences aux autres niveaux décentralisés.
Enfin, les régions prennent également part, sur sollicitation de l’Etat, au financement des politiques publiques et équipements relevant de la responsabilité de celui-ci (cofinancement des universités, des autoroutes ou des équipements culturels).

Vers une compétence exclusive ?

Le projet de loi de réforme des collectivités territoriales, en cours d’examen, comporte un volet relatif aux compétences exercées par les différents niveaux de collectivités. L’objectif affiché par les pouvoirs publics est la clarification du "champ de compétence de la région" et le développement d’une "véritable synergie d’action avec le département".
Il est proposé d’accorder en priorité à la région des compétences qu’elle sera seule à exercer (compétences exclusives). La définition de ces compétences devrait faire l’objet d’un autre projet de loi, élaboré à l’issue d’un processus de concertation mené avec les élus et leurs associations.

Source : Direction de l'information légale et administrative, www.vie-publique.fr

Rédigé par Lucie BRASSEUR le Mercredi 7 Avril 2010 à 20:08