Donnons une définition : L'étymologie du mot remonte au latin rete qui signifie « filet », donnant l'adjectif « réticulé », caractérisant les objets ayant une structure de filet, notamment les réseaux.
Un réseau est un ensemble de nœuds (ou pôles) reliés entre eux par des liens (canaux). Les nœuds peuvent être des points massiques simples ou des sous-réseaux complexes. Les canaux sont à leur tour des flux de force, d'énergie ou d'information.
Alors un ensemble de nœuds ou un ensemble d’humains, pardon du pléonasme qui plairait à Freud. Car oui pour Freud ou ses disciples psychanalystes, un être est un ensemble de nœuds, entendez par là de névroses. Alors la mode au tout réseau ne serait pas pour leur déplaire.
Si vous me faites intervenir ce soir, ce n’est pas pour vous parler des réflexions que j’aurais pu vous aider à mener lors des comités de pilotage, puisque je n’y étais pas... Bravo, cela dit, à vous d’y avoir contribué... Quand on dit que les patrons ne sont pas solidaires, en voilà une preuve contraire supplémentaire! Le travail que vous avez mené pendant des mois permet aujourd’hui à tous les chefs d’entreprise du Loiret, non seulement de partager leurs expériences virtuellement via l’échange de bon procédés, d’offres d’emplois, de trucs et astuces mais, comme l’a rappelé Rudy Willig, lors de notre émission Ecobiz en direct de la place du Martroi le 18 sept dernier : de développer nos business. Car Ecobiz ne se résume pas aux plateformes virtuelles, vous les avez voulues concrètes et efficaces et vous y avez associé des rencontres ou petit-déjeuner de recommandations d'affaires comme celui qui aura lieu le 13/11/2009 à 08:30, organisé par la communauté prestataires de services.
Car oui, dirigeants et chefs d’entreprises, nos objectifs à tous sont les mêmes, développer nos chiffres, accroître nos notoriétés, faire en sorte que nos collaborateurs s’épanouissent sur leur lieu de travail... et donc deviennent plus productifs :) pour ne pas dire rentables...
Si donc vous m’avez demandé d’intervenir c’est que je vous connais pour beaucoup d’entre vous car justement, mon projet : aujourd’hui une belle TPE de 5 personnes, s’est construit grâce à la force des réseaux.
Revenons donc sur mon parcours de dirigeante... Twideco TV, vous le savez, c’est la tv des chefs d’entreprise de la région Centre, il me semble que dans cette assemblée plus des deux tiers ont déjà eu l’occasion d’intervenir sur nos plateaux, afin d’apporter leurs expertises, leurs retours d’expériences, leurs points de vue : que malheureusement nos confrères souvent délaissent... Pour ce qui ne sont pas encore intervenus, n’hésitez pas à laisser vos cartes de visite, on n’hésitera pas à vous appeler très probablement lors d’une prochaine émission pour nous parler de votre métier, d’innovation, de management, de création, de tout ce qui occupent vos journées, autrement de votre métier : celui de dirigeant. Métier dirigeant : casquettes multiples, responsabilités innombrables dans tous les secteurs, bonheurs et joies et liberté... Pardon pour cet aparté.
Revenons aux réseaux, à vos travaux et réflexions en matière de développement d’entreprise, de stratégie d’innovation par l’échange...
Tiens une question : qui dans la salle a déjà formulé clairement que le développement de son réseau et le travail en réseau de manière plus large est un enjeu stratégique majeur de développement de votre activité ?
Comme quoi, j’ai bien fait de vous poser la question car si je ne me trompe pas : corrigez-moi si je m’égare mais consciemment ou inconsciemment ce que vous avez fait en consacrant de l’énergie et du temps à l’élaboration de ces plateformes Ecobiz ce n’est pas autre chose : vous avez placé le travail en réseau comme élément stratégique de développement. A moins que pour certains il ne s’agisse d’un besoin de reconnaissance irrépressible de la part de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Loiret... ? Là j’en doute, la CCI ne cesse de vous la témoigner...
Avant de revenir à mon expérience personnelle, je voudrais rappeler, mais vous le savez tous aussi bien que moi, pour développer son réseau : un grand sourire, une liasse de cartes de visite dans la poche et du “serrage de paluche” pardon de l’expression, ça ne suffit pas. En tout cas, ça ne suffit pas longtemps.
On peut donner quelques temps l’impression de compter parmi ceux qui comptent “chaque univers à ses “ceux qui comptent parmi ceux qui comptent”, pas de règle en la matière, on peut être très important aux yeux d’un public et complètement inexistant aux yeux d’un autre. Un exemple : qui connaît Earl Hines? Pianiste de jazz aussi talentueux si ce n’est plus qu’un Duke Ellington dont l’histoire n’a pas retenu le nom, allez savoir pourquoi...
Voilà une preuve supplémentaire que l’on n’est important que pour ceux qui nous accorde de l’importance et que de la même manière développer son réseau doit se faire de manière pérenne et durable. Comment faire ? Vous y travaillez ardemment depuis des années et moi, en quelques mois, j’ai réussi à créer un maillage relationnel presque plus important que bon nombre de dirigeants nés à Orléans. Pourquoi ? Comment ? On y reviendra mais une chose est certaine, une liasse de cartes de visite et un grand sourire ne suffisent pas : autrui, prospect de la future galaxie des nœuds de son maillage, a besoin qu’on lui apporte quelque chose : du business ? des réflexions différentes ? Une façon d’aborder une situation extérieure type penser “out of the box”? Des contacts pour ses futurs collaborateurs? Des fournisseurs moins chers et plus efficaces que les précédents.. La liste ne sera jamais exhaustive car non seulement chacun cherche midi à la porte de son voisin mais parfois midi dix voir 17h30 ou 18h30... Autrement dit, développer son réseau permet de trouver à peu près toutes les infos ou les contacts de ceux dont on peut avoir besoin en toute situation, à tout moment de la vie de l’entreprise. Bref, sans réseau, vous le savez bien : on est mort.
Encore faut-il que notre ami autrui y trouve donc son compte. Gagnant-gagnant, c’est toujours de la même chose que l’on parle.
Bref, si vous pensez pouvoir développer votre réseau professionnel, et vous en servir pour accroître ou votre CA ou votre notoriété, l’élément premier, c’est ce que vous apportez à l’autre. Évidemment, de mon côté, en créant un média économique, en valorisant les dirigeants économiques locaux, j’avais quelque chose à leur proposer, à vous proposer. Rares sont ceux qui n’aiment pas voir leur image à la tv. La plupart de ceux qui s’en défendent auront deux raisons : 1/ la nécessité de garder l’anonymat dans leur secteur d’activité sensible (moins de 1% des dirigeants tous secteurs confondus) 2° une fausse modestie, mêlée de trac qui disparaissent dès lors que l’on flatte suffisamment leur égo devant une caméra.
C’est peut-être un peu direct et politiquement incorrect mais nous, chefs d’entreprises, acteurs du tissu économique local, nous avons besoin de reconnaissance. Et, parler dans un micro face à une caméra, où l’on a l’impression de dire les choses les plus intelligentes du monde,... ça nous fait du bien ! Forcément : on peut dire que j’apportai à notre ami autrui un élément qui ne pouvait que l’interpeller : les clef d’égoland.
Quand je parle d’égoland je suis peut-être un peu dure car ce n’est pas la seule raison, et c’est rassurant pour nos habitués Angel ou Rudy... Messieurs, je sais bien que de votre côté, ce n’est pas un égo démesuré, un besoin irrépressible de se voir dans le petit écran de votre ordinateur qui vous a poussé à intervenir sur notre antenne. Bien au contraire.
Angel ou Rudy, vous êtes intervenus pas loin d’une demie douzaine de fois, Karine idem. A chaque fois que je vous ai invité vous avez répondu avec enthousiasme, même quand nous débutions, dans nos petits studios de la source. Catherine Beaudin Sauvagère pourrait témoigner... Vous êtes venus, vous avez apporté votre pierre à l’édifice, vous avez construit avec nous le projet que je voulais à votre image, à l’image du challenge que vous relevez chaque jour en faisant vivre vos entreprises, en leur donnant de l’ampleur, grandir, innover, former. ENSEMBLE.
Vous êtes venus et vous avez apporté votre expertise, vous nous avez ouvert vos carnets d’adresse, aujourd’hui régulièrement, je sais que sur une thématique ou une autre, je peux appeler Rudy qui me donner les contacts de .... qui invitera son client qui travaille justement dans le secteur et a lancé un concept innovant en la matière... Une fois que l’information est lancée sur les autoroutes informationnelles, la force des réseaux la propulse à toute vitesse 1.0 : téléphone ou mail ou 2.0 via les réseaux socios et autres blogs, et services de microblogging type twitter ou plurk. Pardon pour les non-initiés, ce vocabulaire de geek - ette en l’occurrence (addict des nouvelles technos) peut déstabiliser. Il ne s’agit pas de monstres venimeux mais d’outils très pratiques qui parfois nous permettent de boucler des émissions en quelques minutes : type “quand le facteur chance m’a permis de monter ma boîte” je vous pari que si je faisais un appel aux invités sur ce thème sur les réseaux sociaux l’émission serait vite montée... Pas besoin de passer des heures au téléphone pour inviter le DRH de l’entreprise XWZ de l’Indre ou le chef des ventes de la PME industrielle eurélienne. Ça va beaucoup plus vite et c’est gratuit... Je digresse, cela serait un sujet pour la webschool qui d’ailleurs se tient en ce moment-même dans les locaux de l’ECG. Autre thème, autre débat, autre lieu.
Dans tous les cas, ces outils sont utiles, à condition de savoir pourquoi et comment on les utilise. La démarche est identique à celle que vous avez menée quand vous avez piloté la mise en place des plateformes Ecobiz. Vous vous êtes d’abord demandé pourquoi vous vouliez ces plateformes, quels en étaient les objectifs finaux, les cibles en terme de futurs adhérents, les fonctionnalités, les modes d’usages, les contenus à y insérer : offres d’emploi, petites annonces, événements, conférences, revues de presse.
A ce sujet j’ai deux suggestions pour les prochaines : dans RH Management vous pourriez imaginer une rubrique du cœur, un salarié amoureux est un salarié heureux et donc plus productif : attention cependant aux futurs congés mat’.
dans la rubrique revue de presse : les médias AUDIO VISUELS TV ou RADIOS n’apparaissent jamais, pourquoi les revues de presse ne reprennent-elles que la presse écrite ? Un peu de BFM Radio ou de rubrique éco de France Culture en podcast ça ne serait pas mal non ? Et la chronique éco de Nicolas Doze sur BFM TV le matin en podcast ou videocast ça serait bien aussi non ? Sans parler des podcast de Twideco... pardon pour cette pour ce coup d’auto-promo.. :)
Bref je digresse encore. Cela dit, les plateformes Ecobiz que vous avez conçues, que vous avez imaginées lors de ces comités de pilotage fonctionnent aujourd’hui plutôt bien, on vous en a rappelé les chiffres en introduction. Vous y êtes actifs et vous devez en devenir les ambassadeurs.
Dans quelques semaines, se tiendra la réunion annuelle des communautés Ecobiz en direct du Centre de Conférence et j’espère que vous serez à nouveau présents, que vous en parlerez autour de vous, et que ces outils portez par la Chambre de Commerce seront bientôt des lieux de rencontre irremplaçables : virtuels ou physiques. Les futures agora du dirigeant du Loiret...
Et puis, vous les avez conçues en fonction de vos métiers, de vos secteurs d’activités, de vos préoccupations en matière de gestion RH, d’environnement, de transport et de logistiques des marchandises, des problématiques liées au marketing et aux stratégies commerciales de vos boîtes, ce que je trouverai génial, c’est d’imaginer qu’un jour, vous travaillez ensemble car je l’ai dit il y a quelques minutes : Le métier de dirigeant est multiple varié et touche à toutes ces questions en même temps. Un exemple: sans parler de green washing (vous savez ces entreprises qui mettent du faux dev durable dans leur communication), pourquoi ne pas faire intervenir un expert, un dirigeant membre de la communauté marketing commercial qui réfléchirait avec les membres de la communauté environnement à la valorisation commerciale et marketing des démarches qui ont abouties suite aux réflexions communes aux communautés.
Et dans un autre registre, on sait à quel point il est difficile de recruter une force commerciale stable et générant du profit : pourquoi un expert ou un dirigeant de la communauté RH Management ne viendrait-il pas donner des clefs de gestion de la force commerciale sur la communauté sœur?
Bref, les passerelles que vous pourriez tisser entre les différentes communautés sont nombreuses, variées, et à développer à l’infini. A vous d’imaginer la suite.
La CCI sera là pour vous accompagner comme elle l’a fait dès le début, vous soutenant dans vos projets et je suis sûre que si vous souhaitez travailler davantage ensemble, ça ne sera pas pour lui déplaire....
De mon côté, quand j’organise une émission de tv, j’évite de faire intervenir des dirigeants exerçant exactement le même métier. Je dis j’évite, car évidemment ce n’est possible que lorsqu’il s’agit d’émission dont la thématique est plus transversale. Quand on fait une émission métier, souvent on retrouve plusieurs professionnels /concurrents ou partenaires en fonction expliquant leurs enjeux, problématiques et réflexions communes. Sinon, j’essaie au maximum d’enrichir le débat en faisant intervenir différents acteurs d’un secteur ou carrément des personnes dont a priori les réflexions divergent mais finalement convergent vers une réflexion qui en 45min/1H s’est vue grandir.
Enfin, petit focus sur vos interventions dans le développement de mon activité. Je vous l’ai expliqué, mon métier c’est de donner la parole aux chefs d’entreprise en Région Centre lors de plateaux quotidiens type talk show diffusés uniquement sur internet et dont les thématiques sont stricto éco, genre BFM Radio. Quand j’ai débarqué de Paris, je vous assure le terme n’est pas trop fort : je suis arrivée un certain 5 janvier 2008, sachant à peine où Orléans était sur la carte, ne parlons pas des autres préfectures de la Région, j’avais à peine entendu parler de l’Indre.. Bref, je suis arrivée un dimanche ensoleillé de janvier, j’ai découvert la rue de la Rép, la place du Martroi et tout de suite après la CCI. Ensuite se sont enchaînées très vite de nombreuses manifestations : pour info si vous souhaitez vous implanter dans une autre ville, la meilleure façon est de s’inviter à toutes les réceptions de vœux qui se déroulent en janvier, c’est la meilleure façon d’y rencontrer son premier réseau... Incruste un jour... :)
De là, très vite, les choses se sont enchaînées, j’ai rencontré les collaborateurs de la chambre, les créateurs d’entreprise, les chefs d’entreprise que vous êtes et l’aventure s’est lancée... Nous avons immatriculé l’entreprise en mars, et pourtant nous n’avions encore pas vraiment défini quel serait le projet. Vous savez, quand on crée, on fait puis on défait, on retourne, parfois on refait... On tourne jusqu’à trouver la formule qui fonctionne et ce fut chose faite en mai. Le 26 mai 2008 nous avons lancé notre cycle de tables rondes, de talk show économiques régionaux en studios puis de plus en plus souvent en extérieur... La boîte a grandi, s’est structurée, nous avons développé notre portefeuille client, monté des partenariats locaux et nationaux type BFM Radio....
Et surtout en deux cents émissions nous avons reçu près de 1500 patrons de toute la région Centre. Comment ? 1/ En tapant dans le dur “Bonjour, nous organisons une émission de tv sur le thème de..., M. ou Mme Truc voudrait participer ?” ou plus facilement en appelant à l’aide les réseaux. C’est vous, dirigeants, membres d’organisations ou d’associations professionnelles qui nous avez donné de la crédibilité, qui nous avez ouverts vos carnets d’adresse, qui êtes venus témoigné qui avez fait de ce média ce qu’il est aujourd’hui. Demain, il sera sûrement dans d’autres régions, identique au prototype que vous nous avez aidé à concevoir ici, s’appuyant sur la force des réseaux.
Un exemple, quand j’ai voulu prendre la température de la possible ouverture à Lyon d’une deuxième agence : en gros quand j’ai voulu voir si mon modèle était vraiment duplicable à l’extérieur de nos frontières régionales : j’ai fait près de 6 rendez-vous par jour en 5 jour : JCE, DCF, CJD, CCI, MEDEF, CGPME,... J’ai commencé par contacter les réseaux, le projet a été accueilli favorablement, j’avais l’impression de revivre mon arrivée à Orléans, un an tout juste auparavant.. Pas folle la guêpe, j’y suis allée en janvier :) le mois des vœux... Encore quelques mois et on y sera à cette fameuse duplication, à Lyon puis à Lille... et l’avenir tranchera :)
A plusieurs on est plus forts, c’est aussi l’objectif des plateformes Ecobiz : à plusieurs on est plus forts...
Quelques exemples de vos contributions : La parole aux personnes dans la salle.
Conférence : Faire du Réseau un métier à la CCI du Loiret 20/10/09